☀qui éclaire mon Mercredi Saint de la retraite pascale, Année C.

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Malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! (Mt 26,24).

Cette naissance dont parle Jésus, n'est pas avant tout charnelle, mais spirituelle. C'est la connaissance de la lumière de la Vérité.

Puisque Judas a connu Jésus, il était né de la Lumière. Maintenant il laisse cette Lumière par amour pour l'argent, son ingratitude témoignera contre lui. Mais s'il ne la connaissait pas, son ignorance pourrait plaider en sa faveur.

Au baptême nous sommes tous nés de nouveau, nous sommes illuminés par la lumière de l'Esprit-Saint. Nous connaissons tous, en effet, la lumière de la Vérité. Mais trahir Jésus reste pour nous tous une menace.

Bon nombre de personnes (évêques, prêtres, religieux, religieuses, baptisés etc.) ont déjà trahi Jésus en laissant sa communauté de disciples, l'Église, pour aller se réfugier quelque part. Peut-être qu'ils s'enfoncent dans la nuit comme Judas.

Cette parole de Jésus est pour nous tous un avertissement. Ne laissons pas la communauté des disciples, l'Église, pour aller faire bande à part. Ne laissons pas la lumière de la Vérité pour aller dans les ténèbres.

Si nous laissons sa communauté, sa lumière, Jésus dira la même chose pour nous: il vaudrait mieux que vous ne soyez pas nés (cf. Mt 26,24).

Nous connaissons la lumière de la Vérité ;  si nous la laissons, notre ingratitude témoignera contre nous. Il vaudrait mieux que nous ne l'ayons pas connue. Il vaudrait mieux que nous ne soyons pas nés de cette lumière, notre ignorance pourrait témoigner pour nous.

Pour célébrer les fêtes pascales dans la dignité de disciples de Jésus, demandons à Jésus la grâce de Lui offrir notre fidélité et non pas notre ingratitude. Amen.

 

Père Sainlus François

Diocèse de Hinche, Haïti