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Frères et sœurs!
L'Église notre Mère, tenant compte de la condition humaine - si fragile avec ses hauts et des bas, établit tout au long de l'année liturgique des moments nous permettant de lire et relire notre relation avec Dieu, avec nous-même et avec autrui. Ainsi, nous marchons vers la célébration qui constitue l'essence même de notre religion "le Mystère pascal".


En effet,  il y a cette grande Semaine qui va nous conduire au mystère pascal « la semaine sainte ». Elle qui commence avec le dimanche des Rameaux qui rappelle le jour où Jésus entra triomphalement à Jérusalem. C’était sa dernière historiquement puisque qu’Il va être mis à mort ignominieusement quelques jours plus tard. Cette Semaine renferme le Triduum pascal qui est la célébration de l'Évènement de la Passion, de la Mort et de la Résurrection de Jésus.


Dans cette rubrique nous parlerons du Dimanche des Rameaux. Mais d'où viennent les Rameaux ? D’où vient cette fête des rameaux et quelle est sa signification?


D'abord, le mot « rameau » vient du latin « Ramus » qui signifie branche. Cette fête est d'origine juive. Chaque année, les Juifs se rendent au Temple pour demander une bonne récolte. Selon la tradition, ils portaient des rameaux de palmiers symbolisant le début de la saison chaude et invoquant la fertilité de la terre. Dans la liturgie chrétienne, cette fête va prendre une autre tournure. Les Chrétiens la célèbre le dimanche d'avant Pâques pour rappeler l'entrée triomphale que fit Jésus dans Jérusalem où le peuple prirent des rameaux de palmiers et sortirent à sa rencontre en criant: « Hosanna! Béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur, c'est Lui le Roi d'Israël » (Jn 12, 13), ces mêmes paroles que nous entonnons dans le chant du Sanctus.


Bénis par le président de la Célébration, les rameaux rappellent que la vie ne finit pas. C'est aussi une invitation à suivre le Christ. On les conserve dans les maisons comme porte de bonheur jusqu'au mercredi des cendres de l'année suivante. Ce jour-là qui est le premier jour de carême, on les brûle pour les réduire en cendres dont le prêtre se sert pour marquer d’une crois le front des fidèles, en signe de pénitence et de deuil.


La Célébration se déroule en 2 parties: la liturgie de le bénédiction des rameaux, la lecture de l'évangile du jour suivie de la procession en direction de l'Église en chantant « Hosanna » ; puis la messe de la passion où nous lisons l'évangile de la passion. La couleur liturgique pour cette fête est le Rouge, car c’est aussi la Passion du Christ. Ainsi, avec cette fête, nous entrons dans la Grande semaine qui nous conduit vers la décision suprême de Jésus, celle de donner Sa vie en rançon pour le rachat de l'humanité déchue.


Mes frères et sœurs, Jésus accepte de braver le chemin de croix. Encore cette année, Il nous invite à le faire avec lui. Puisse ce chemin être pour chacun de nous un véritable Passage et nous conduire à l’Avenue de la Gloire pascale. Qu'il soit le gage de notre attachement au Christ ressuscité.


Bonne Semaine sainte à chacun de vous!

Source : Revue Alternative No 137
            Daniel-Rops, Jésus en son temps, la Passion, ed. Fayard, 1945
            Missel des dimanches 2007

 

Rood-Jerry BRUTUS
Séminariste en 2e année de Théologie.