Jeudi 9 novembre 2017

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En ce jour où nous célébrons la dédicace de la basilique de saint Jean de Latran - basilique du Pape en tant qu’Evêque de Rome ; cette basilique qui est symbole de l’unité de toute l’Eglise-, la liturgie de la Parole nous invite à prendre conscience de ce que nous sommes: Peuple de Dieu, Corps du Christ et Temple de l’Esprit. En effet, dans la 2ème lecture de la liturgie du jour (1Co 3,16-17), saint Paul nous exhorte à ne pas l’oublier. Le Temple de Dieu, dit-il, est sacré, et ce temple, c’est vous. Un temple qui a du prix aux yeux de son divin Créateur ; si bien que si quelqu’un le détruit, Dieu le détruira en retour.

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Tout chrétien, étant sel de la terre et lumière du monde, doit être, comme ces eaux jaillissant du Temple (1ère lecture : Ez 47,1-2.8-9), porteur de vie. Nous sommes appelés à apporter santé et vie partout où nous parvenons. Mais ne l’oubliez pas ; nous ne sommes pas détenteurs de cette vie. Dieu seul l’est. Nous sommes en effet comme un réflecteur, comme la lune, comme un panneau solaire ; donc pour apporter cette vie, il faut d’abord la recevoir de Dieu. Il faut, de plus, lui demander de la préserver en nous.


C’est donc l’occasion pour chacun de nous pour bien regarder dans notre for intérieur afin de voir où nous en sommes avec le Seigneur et avec nous-mêmes. Si nous remarquons que notre personne est comme le temple de Jérusalem (Jean 2,13-22) où se trouvent installés de bœufs de rancune, des brebis d’orgueil, des colombes de haine, des monnaies de convoitise, de querelles, de jalousies, d’emportement, de rivalité, de médisance, d’insinuation, de désordre, d’injustice, de perversité, d’avarice, de méchanceté, d’envie, de meurtre, de tromperie, de mauvaise volonté, de médisance, de calomnie, d’insolence, de vantardise ; si nous nous voyons habiles pour faire le mal, pour défier Dieu, insoumis aux parents, sans conscience, déloyaux, sans amour ni miséricorde (ce que saint Paul appelle « catalogue de péchés » (2Co 12,20 ; Rm 1,29-31), la Parole de Dieu nous exhorte à demander au Christ de la détruire (de détruire notre personne) afin de la relever en trois jours.


Oui, en ce jour, la Parole de Dieu nous invite à renoncer à notre ancienne façon de vivre, à cet homme déjà vieux qui se laisse égarer par ses passions et se détruit lui-même et de nous renouveler spirituellement à partir de l’intérieur, de revêtir l’Homme Nouveau, l’homme selon Dieu, qui est créé dans la vraie droiture et sainteté (Eph 4,22-24). Il s’agit de plonger avec lui dans sa mort et de ressusciter avec lui, lui qui voulait se donner lui-même une Église (qui est d’abord votre personne) rayonnante, sans ride ni tache ou défaut ; mais voulait sainte et sans reproche (Eph 5,25-27). Ainsi, nous nous retrouverons notre vocation première qui est de devenir saints comme notre Père céleste est saint (Mt 5,48) ; nous redeviendrons purs comme nous l’étions le jour de notre baptême.


Puisse le Seigneur, notre espérance et notre force, le secours près de nous au moment du péril (Psaume du jour : 46) faire de chacun de nous un membre vivant de son Eglise.

Et vous, si vous entendez aujourd’hui la voix du Seigneur, ne fermez pas votre cœur !

La paix soit avec vous !