Le connaître mieux  pour mieux aimer le prier.-

Rosaire

Vient du latin Rosarium, le mot Rosaire désigne la couronne de roses dont on orne Notre-Dame. Il tire son origine du Moyen-Age où l’on avait coutume de couronner de roses les statuts de la Vierge, chaque rose symbolisant une prière. Il est composé de cinq dizaines de petits grains sur lesquels on récite le « Je vous salue Marie » ; chaque dizaine étant séparée par un gros grain sur lequel on récite le Notre Père. Saluer Marie cinquante fois, c'était un peu lui offrir une couronne de roses, un petit chapeau (= un chapelet). Est-ce pourquoi la prière du Rosaire se fait avec le chapelet.

 

 Repères historiques.-

Ce qu’on doit savoir de prime abord, c’est qu’on commençait à réciter le Rosaire avant même l’usage du chapelet. On commençait à utiliser ce dernier pratiquement au milieu du XIIIe siècle tandis que l’origine du Rosaire remonte aux XIe - XIIe siècles. C’était dans les monastères où, lors des offices, les Religieux alphabétisés chantaient en latin tous les 150 psaumes. Et qu’en est-il de ceux qui ne jouissaient pas de ce privilège ?

Dans particulièrement les monastères cisterciens[1], tous ceux qui ne savaient ni lire ni écrire récitaient, en lieu et place des psaumes de chaque office,

Rosaire recite

des Pater Noter ; tandis que dans les autres monastères, les analphabètes récitaient 150 « Ave Maria », correspondant aux 150 psaumes de l’office liturgique. D’où le nom « Psautier de la Vierge Marie » attribué parfois au Rosaire puisque, avant 2002 (donc avant l’ajout des Mystères lumineux par le saint Pape Jean-Paul II), pour en faire un, il a fallu 150 Ave Maria. C’est ainsi que débute la pratique du Rosaire qui s'est développée et enrichie au fil du temps.

Au début du XVe siècle,  Dominique de Prusse, Religieux de l’ordre de saint Bruno à Trèves, qui trouva admirable la pratique des Moines cisterciens, proposa dans ses écrits de méditer la vie de Jésus entre les « Notre Père » et les « Je vous salue Marie », par le moyen de petites phrases évocatrices appelées clausules. Ainsi, le Rosaire devient des collections de textes que ses confrères appelaient « les collections de cinquante clausules composées pour méditer le mystère de l'Incarnation ».

Alain de la Roche, Moine de l’ordre de saint Dominique, ami des Chartreux[2], alla développer la dimension collective de la prière du Rosaire. Tout en attribuant à St Dominique l’origine de la dévotion du Rosaire, il organisa, à Douai en 1470, la première confrérie de la Vierge.

 

Le Rosaire, prière de l’Église universelle.-

Commencée dans les monastères au Moyen-Age, la récitation du Rosaire est approuvée en 1479 par le Pape Sixte IV et devint la prière de toute l’Eglise; tout cela, grâce aux Dominicains[3]. Environ un siècle plus tard, un Dominicain élu Pape, Pie V, détermina la forme traditionnelle (jusqu’à 2002) du Rosaire, en fixant la structure autour des quinze mystères. On conjuguait la récitation des dizaines d’Ave Maria avec la contemplation de Jésus dans les mystères joyeux, douloureux et glorieux. Il institua la fête de Notre-Dame du Rosaire en action de grâce, après la victoire navale de Lépante sur les Turcs, le 7 octobre 1571.

Après un déclin, il y eut un renouveau de la prière du Rosaire au XIXe siècle. En 1828, Pauline Jaricot fonda « l’Association du Rosaire vivant ». En 1858 à Lourdes, la Vierge se montra à Bernadette avec un chapelet. Le Pape Léon XIII consacra de nombreuses encycliques au rosaire, spécialement en 1883-1891. En 1917 à Fatima, Marie se montra en disant : « Je suis Notre-Dame du Rosaire ».

Dans son exhortation apostolique Marialis Cultus[4], le Bienheureux Paul VI recommande vivement la récitation du Rosaire qu’il appelle "Résumé de tout l'Evangile". Et finalement en 2002, Saint Jean-Paul II, dans sa Lettre apostolique "Rosarium Virginis Mariae" propose d'enrichir cette méditation, en y ajoutant cinq mystères lumineux qui n’ont pas tous été vécus directement par Marie. Ce faisant, il recentre la prière du rosaire sur le Christ qu’il invite à contempler comme Lumière du monde.

 

Réciter le chapelet, c’est quoi ?

Dans l’introduction de son docte commentaire du Rosaire récité, le Père Jacques Beaudry, tout en s’inspirant de Rosarium Virginis Mariae[5] (la lumineuse lettre apostolique sur le Rosaire du Pape Jean-Paul II),nous dit l’essentiel. Epinglons quelques-unes de ses phrases, considérées comme lieu biblico-christologique, favorable à la récitation du chapelet.

Rosaire

Dès le début, le Père Beaudry commence par nous dire ce qu’est la récitation du chapelet. Elle n’est que, dit-il, la contemplation de Jésus avec les yeux et le cœur de Marie. Mais il y a un problème. C’est que le mot « réciter » porte à l’équivoque ; il fait de « réciter le Rosaire » une expression malheureuse ; il invoque l’élève qui récite sans trop y mettre son cœur une leçon apprise par cœur. Est-ce pourquoi le Pape nous rassure et nous apprivoise en nous éclairant sur le sens du mot « réciter » qu’il répète plus de 25 fois. Il le décante de toute ambiance routinière et rabâcheuse qui l’entoure souvent et qu’il déplore pour le relier aux récits d’évènements salvifiques dont le Christ est le sommet.

Ces récits (d’où réciter) sont ceux-là même, avance le Pape, que Marie a retenus et médités dans son cœur en les reliant les uns aux autres pour mieux les comprendre. Ces souvenirs de Jésus, imprimés dans son esprit, l’ont accompagnée en toutes circonstances, l’amenant à revivre les différents moments de sa vie aux côtés de son Fils. Ce sont eux qui, en un sens, ont constitué le Rosaire qu’elle a constamment récité au long de sa vie terrestre.

Le Rosaire est la façon orante et contemplative de Notre-Dame de promouvoir la nouvelle évangélisation. En effet, sur l’arrière fond des « Ave Maria » - nous allons le voir -, défilent les principaux épisodes de la vie de Jésus qui nous mettent en communion vivante avec lui, nous transfigurent en son image, à travers le cœur de sa Mère.

Personne n’a jamais contemplé le Fils de Dieu fait Homme, ne l’a jamais mangé des yeux et du cœur avec autant de tendresse et d’ardeur que sa Mère en qui il a pris chair et de qui il est né, en la gardant Vierge, comme le soleil traverse une fenêtre sans la briser.

Pourquoi l’Esprit-Saint a-t-il voulu que Marie conserve et médite ce trésor dans son cœur ? (Luc 2,51). Et pourquoi Jésus a-t-il voulu que nous prenions Marie pour Mère ? (Jean 19,27) Pourquoi… sinon, afin qu’il nous fasse profiter maternellement de tout ce trésor qui lui a été confié ?

En effet, personne ne peut, autant qu’elle, nous aider à accueillir les traditions et l’esprit de la famille de Dieu, à comprendre et à goûter les albums de photos de famille que sont les évangiles. Elle nous apprend, comme aux servants à Cana et aux Apôtres après l’Ascension, à suivre les instructions du Christ. Donc, cheminer avec Marie, à travers les scènes du Rosaire, c’est comme se mettre à l’école de Marie pour lire le Christ, pour pénétrer les secrets, pour comprendre le message de Jésus (Jean-Paul II).

Marie est vraiment le moule dans lequel le Fils de Dieu s’est fait Homme et dans lequel l’homme se forme à devenir fils de Dieu, en respirant ses sentiments. Par son Assomption, corps et âme au ciel, elle est toute proche de nous pour nous faire ressembler à Jésus. C’est ainsi qu’une maman forme son enfant ; pas par lettre ou par téléphone, mais directement, en le prenant dans ses bras ou par la main pour lui apprendre à parler, à marcher et à se laver. Marie nous prend maintenant par le cœur ; elle nous forme au plus profond de notre être. De plus, par son intercession maternelle, Marie intervient pour soutenir la prière que le Christ et l’Esprit font jaillir de nos cœurs.

Notre-Dame travaille de manière à façonner le disciple selon le Cœur du Christ pour en faire un évangélisateur ardent et compétent, un membre du Corps du Christ docile, qui permet au Christ-Tête d’agir efficacement à travers lui. Et comment Marie fait-elle passer tout ce trésor de son cœur dans le nôtre ? De façon privilégiée, elle le fait par le Rosaire.

En effet, pendant que nous répétons inlassablement les compliments que lui ont fait le Père par l’Ange Gabriel : « Réjouis-toi Pleine de grâce, le Seigneur est avec toi ! », l’Esprit, par Elizabeth : « tu es bénie entre toutes les femmes et Jésus, le Fruit de ton sein est béni », Jésus lui-même dit : « Sainte Marie, Mère de Dieu », et son Epouse, l’Eglise, ajoute : « prie pour nous, pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort ».

Le Rosaire est un véritable trésor ; ce trésor du cœur de Marie qu’on appelle « l’Evangile de Jésus-Christ selon la Vierge Marie ». Un trésor à partager pour que l’amour fasse irruption dans le monde, dans les cœurs davantage. C’est ce trésor que Marie veut partager avec nous, dans les vingt Mystères que nous allons (re) apprendre à réciter.

 

La récitation du Rosaire.-

 

  1. Commencer par faire le Signe de Croix :

                          Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. AMEN.

signe de croix

  1. Réciter le Je crois en Dieu (Credo) (Correspond à la croix du chapelet)
  2. Dire un Notre Père (Pater Noster) (Correspondant au gros grain suivant la croix)
  3. Dire trois Je vous salue Marie (Ave Maria) (Chacun à un des trois petits grains)
  4. Dire un Gloire au Père (Gloria) (Correspondant au dernier gros grain)
  5. Ensuite réciter un « Notre Père » suivi de dix « Je vous salue Marie » et d’un « Gloire au Père » en méditant sur un mystère de la vie du Christ.
  6. A la fin de chaque dizaine, après le Gloria, on dit la prière donnée par la Vierge Marie à Fatima :

Rosaire

« O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés ; préservez-nous du feu de l’enfer ; conduisez toutes les âmes au ciel, surtout celles qui ont le plus besoin de votre Sainte Miséricorde ! »

Ou encore la triple invocation :

« O Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous »

 

 

Les 20 Mystères du Rosaire et leurs fruits.-

 

On récite le Rosaire en égrenant son chapelet debout, assis, à genoux ou en marchant, mais toujours en méditant les Mystères et en demandant les grâces qui se rapportent à chacun d’eux.

A.- Les Mystères Joyeux : l’Incarnation divine et la vie cachée du Christ

mystères joyeux

1.- L’Annonciation (Lc 1.26-38 ; Mt 1.18-25)

L’Ange Gabriel porte l’annonce à Marie que l’Esprit-Saint viendra sur elle et que l’Être Saint qui naîtra d’elle sera appelé Fils de Dieu. Marie accepte avec foi et humilité. 

Fruit du mystère : Accepter humblement la volonté de Dieu ; l’humilité.

 

2.- La Visitation (Lc 1.39-56)

Marie visite sa cousine Élisabeth qui va devenir la mère de Saint Jean-Baptiste. Elle rend service à Élisabeth pendant trois mois.

Fruit du mystère : Servir et aimer son prochain : charité envers son prochain

 

3.- La Nativité (Lc 2.1-20 ; Mt 2.1-12)

Jésus-Christ naît dans une étable. Sa mère l’installe dans la crèche. Les bergers et les Mages le visitent.

Fruit du mystère : Le détachement des biens de ce monde, être joyeux dans la pauvreté évangélique.

 

4.- La Présentation de Jésus au Temple (Lc 2.21-40) 

Marie et Joseph vont au Temple de Jérusalem, présenter l’Enfant-Jésus à son Père du Ciel

Fruit du mystère : L’obéissance ; la pureté du corps, du cœur et de l’esprit.

 

5.- Le recouvrement de Jésus au Temple (Lc 2.41-52)

Marie et Joseph recherchent pendant trois jours l’Enfant-Jésus qu’ils ont perdu et le retrouvent au Temple.

Fruit du mystère : La recherche de Jésus ; paix dans la famille réunie autour de Jésus ; silence ; Sagesse

 

 

B.- Les Mystères Lumineux : La vie publique de Jésus

Mysteres lumineux

 

1.- Le Baptême au Jourdain (Mt 3.1-17 ; Mc 1.1-11 ; Lc 3.1-22)

Jésus descend dans les eaux du Jourdain. Les cieux s’ouvrent. La voix du Père le proclame son Fils bien-aimé. L’Esprit descend sur Lui pour l’investir de la mission qui l’attend.

Fruit du mystère : L’adoration de la Sainte Trinité ; notre salut dans le Christ-Jésus ; solidarité du Christ avec l’humanité pécheresse.

 

2.- Les Noces de Cana (Jn 2.1-12)

Sur demande de sa mère, Jésus change l’eau en vin. Ceci est son premier signe.

Fruit du mystère : Manifestation de l’identité de Jésus, le recours à la puissance médiatrice de Marie.

 

3.- L’Annonce du Royaume de Dieu et l’invitation à la conversion (Mt 4.12-17. 5,6 et 7 ; Mc 1.14-15 ; Lc 4.14-15, 6.20-49)

Jésus en guérissant un paralytique, inaugure sa prédication et nous annonce l’avènement de son Royaume.

Fruit du mystère : Le zèle dans l’apostolat ; l’invitation à la conversion pour accueillir le Royaume de Dieu ; la vocation universelle à la sainteté ; l’esprit missionnaire

4.- La Transfiguration (Mt 16.28, 17.1-13 ; Mc 9.1-8 ; Lc 9.27-36 ; 2 P 1.16-18)

Sur le Mont Thabor, la gloire de la divinité du Fils est manifestée, pendant quelques instants, à trois Apôtres. Dieu demande d’écouter son Fils bien aimé

Fruit du mystère : La divinité du Christ, seul sauveur ; invitation à entrer dans la lumière de la Vérité ; l’esprit de prière et le goût de contemplation de sa gloire.

5.- L’Institution de l’Eucharistie (Mt 26.26-29 ; Mc 14.22-25 ; Lc 22.14-20 ; 1 Co 11.23-25)

Le Christ se fait nourriture en son Corps et en son Sang sous le signe du pain et du vin. Il nous témoigne son amour infini.

Fruit du mystère : Invitation à devenir de plus en plus membre du Corps du Christ et de son Église ; une plus grande dévotion à l’Eucharistie

 

 

C.- Les Mystères Douloureux : les souffrances de la passion

mysteres douloureux

1.- L’Agonie (Mt 26.36-56 ; Mc 14.32-52 ; Lc 22.39-53 ; Jn 18.1-11) 

Jésus prie au Jardin des Oliviers. La pensée de nos péchés et les souffrances qui l’attendent font transpirer le sang de sa peau.

Fruit du mystère : La contrition de nos péchés, la prière comme protection contre la tentation

 

2.- La Flagellation (Mt 27.20-26 ; Mc 15.11-15 ; Jn 19.1)

Jésus est mis à nu, attaché à la colonne et flagellé. Son corps est ensanglanté et couvert de plaies.

Fruit du mystère : Le combat contre les passions mauvaises, mortification du corps

 

3.- Le Couronnement d’épines (Mt 27.27-31 ; Mc 15.16-20 ; Jn 19.2-11)

Une couronne d’épines est enfoncée dans la tête de Jésus. On se moque de lui.

 

Fruit du mystère : Accepter les humiliations en silence ; la lutte contre l’orgueil et l’égoïsme ; la mortification de l’Esprit et du Cœur

4.- Le Portement de la croix (Mt 27.31-33 ; Mc 15.20-22 ; Lc 23.26-32 ; Jn 19.16-17)

Jésus porte sa lourde croix jusqu’au Calvaire. Marie accompagne son Fils sur la voie douloureuse.

Fruit du mystère : Être patient et persévérant dans les épreuves et les offrir en union avec le Christ.

 

5.- La Crucifixion Mt 27.34-56 ; Mc 15.23-41 ; Lc 23.33-49 ; Jn 19.18-37) 

Cloué à la croix, Jésus expire en présence de sa Mère, après trois heures d’agonie.

Fruit du mystère : Aimer Jésus Christ, mort par amour pour nous ; salut des hommes ; soulagement des âmes dans le purgatoire

 

D.- Les Mystères Glorieux : le triomphe de la Résurrection

mysteres glorieux

1.- La Résurrection (Mt 28.1-20 ; Mc 16.1-18 ; Lc 24.1-43 ; Jn 20.1-29)

Victorieux de la mort, Jésus sort du tombeau, glorieux et immortel, au matin de Pâques. Il nous ouvre les portes du ciel.

Fruit du mystère : Croire en Jésus ressuscité ; la vie nouvelle dans la foi ; amour pour Jésus.

 

2.- L’Ascension (Mc 16.19-20 ; Lc 24.44-53 ; Ac 1.3-11)

Quarante jours après sa Résurrection, Jésus monte au ciel, en présence de sa mère, de ses Apôtres, de ses disciples.

Fruit du mystère : Attendre le retour du Christ glorieux, désir et espérance du Ciel.

 

3.- La Pentecôte (Ac 2.1-41)

Dix jours après l’Ascension, l’Esprit-Saint descend, sous forme de langues de feu, sur Marie et les Apôtres.

Fruit du mystère : Être docile à l’Esprit-Saint ; la vertu de la charité ; la mission évangélisatrice de l’Église.

 

4.- L’Assomption (2 R 2.11 ; Ap 12 ; Tradition ; Lumen Gentium 59)

Les apôtres découvrent le tombeau de Marie vide. L’Église réalise que ce corps virginal qui a porté le Christ ne pouvait connaître la corruption du tombeau.

Fruit du mystère : Rester fidèle à Jésus et la grâce de la bonne mort.

 

5.- Le Couronnement de Marie dans le ciel (Ap 12.1 ; Tradition ; LG 59 et 68)

Jésus couronne sa Mère ; la Trinité accueille Marie.

Fruit du mystère : La confiance totale dans la Sainte Vierge, notre mère ; prière pour son Plan ; dévotion à Marie ; la communion des Saints

 

 

Quand réciter tels ou tels mystères ?

  1. Mystères joyeux : le lundi et le samedi (en Avent et à Noël)
  2. Mystères douloureux : le mardi et le vendredi (en Carême)
  3. Mystères glorieux : le mercredi et le dimanche (à Pâques)
  4. Mystères lumineux : le jeudi 

 

Le Rosaire, tel que nous venons de le voir, est une prière où la répétition des Ave Maria oriente la pensée et l'affection vers le Christ ; une prière qui se fait supplication confiante en passant par la Mère du Christ et notre Mère. Il est recommandé par le Magistère comme un moyen bénéfique pour les chrétiens de s'associer aux Mystères du Christ. De plus, les autorités de l’Église estiment que le Rosaire « nous éduque à être humbles dans la foi », et que méditer sur les Mystères de la vie du Christ c’est se laisser modeler par l’amour de Dieu, et qu'ainsi, « l'œuvre rédemptrice du Christ qui se manifeste dans le Rosaire ».

Puisse le Rosaire être dans la vie de chacun de nous un ascenseur  (Frère Gérard) au moyen de quoi nous atteignons la Chambre d’en-Haut.

La paix soit avec vous !

 

 

 

 



[1] Moines appartenant à l’ordre des Religieux de Cîteaux.

[2] Moines de l’ordre de saint Bruno.

[3] Moine de l’ordre de saint Dominique.

[4] Exhortation apostolique du Pape  Paul VI sur le culte de la Vierge Marie, Rome, 2-02-1974

[5] Libreria Editrice Vaticana, Rome, 2002.